Lumières du printemps…

Je reprends les vers de Paul Eluard… un poème déjà tant aimé et posté sur le précédent blog qui s’est perdu dans les limbes…  Je le retrouve et l’aime toujours avec autant de ferveur. Comme Elle… pour sa peau et son regard.

Elle est debout sur mes paupières
Et ses cheveux sont dans les miens,
Elle a la forme de mes mains,
Elle a la couleur de mes yeux,
Elle s’engloutit dans mon ombre
Comme une pierre sur le ciel.

Elle a toujours les yeux ouverts
Et ne me laisse pas dormir.
Ses rêves en pleine lumière
Font s’évaporer les soleils
Me font rire, pleurer et rire,
Parler sans avoir rien à dire.

Paul Eluard ~ L’amoureuse

Ces vers m’évoquent les paroles d’une chanson qui parle du feu intérieur. Celui-là même qu’il nous faut toujours nourrir malgré les épreuves et la perte. Avancer à son rythme et ne pas le laisser s’éteindre par dépit ou amertume face aux méandres de la vie. Le feu couve… il ne s’est pas éteint. Il a juste besoin d’air et de cet espace de liberté qui l’a si longtemps nourri.

Patiente… je sais qu’il reprendra un jour son flow… amoureuse de la vie, je n’en oublie pas les passions qui m’ont tenu à coeur. Sous quelle forme les retrouver ? Quel chemin reprendre ?… Beaucoup de questionnements. Du temps il en faudra. Respecter cet espace temporel nécessaire à la reconstruction…

4 Comments

  1. Le feu ne meurt jamais tant qu’il reste des braises et un ou des souffles pour les entretenir.
    Tout au long du chemin qui va vers la renaissance, nous continuerons de souffler, en cœur, avec le cœur. Parce que vos braises sont magnifiques.

    Baisers soufflés
    François & Co.

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